annecy
Une conférence de Leila NEMMA
« Il est de principe que personne n’est gratuitement méchant, qu’il n’y
a de crime sans qu’il y ait une cause qui détermine le coupable », c’est
ce que déclare un avocat savoyard en 1825. Et justement, c’est ce que
nous avons tenté de faire : analyser les causes de la criminalité
féminine intra-familiale dans la Savoie du XIXe siècle. Les jugements,
qui étaient alors rendus par le Sénat de Savoie, sont conservés aux
Archives départementales de Savoie. Les archives nous permettent d’avoir
un regard plus précis sur les crimes commis, et sur les femmes qui les
commettent. Des crimes multiples, du parricide à l’infanticide, en
passant par insultes, le vagabondage ou les mauvais traitements. Alors
surtout cantonnées dans la sphère familiale, nous parlerons donc des
violences commises à l’encontre de ses membres : des parents aux
enfants, en passant par la fratrie ou par les époux. Bien que très
largement minoritaires, les crimes violents existent, et les jugements
rendus nous permettent d’en apprendre plus sur la justice et sur la
société savoyarde d’il y a 200 ans.
